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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 14:33

Aujourd'hui pour changer des musées, j'ai fait une visite industrielle... celle du plus grand journal de

Midi Pyrénées, La Dépêche du midi.  

Mais commençons avec un peu d'humour ...

J'aime bien les gros titres de première page de ce jour... C'est en pliant le journal qui nous a été offert à la fin de la visite que le sourire m'est venu...

Comme quoi tout est question d'interprétation, je vous laisse donc interpréter !

 

la dépêche

   

Allez soyons sérieuse !

 

Accompagnés d'une jolie guide, qui ne s'appelle pas Nathalie mais Marjorie de la société Taxiway, les privilégiés que nous sommes pénétrons dans l'antre de l'information. 

Les photos n'étant pas autorisées, je ne pourrai pas illustrer mon article mais je vous offre gracieusement (petits veinards !) les notes que j'ai prises lors de cette visite (environ 1 h 30).

 

Phase 1

Nous commençons par le hall d’accueil comprenant quelques pièces ancestrales (presque !) qui nous sont expliquées. Notre guide nous raconte tout sur la Dépêche, de sa création en 1870 à nos jours (le groupe La Dépêche regroupant environ 1000 personnes sur 8 filiales dans le secteur de la communication dont une agence de publicité et une de voyage), 80 % de ces employés le sont par la presse.

L’ancien matériel a été utilisé jusqu’en 1979. Il y avait alors 40 rotatives. L’édition avait moins de pages et utilisait moins la couleur.

 

A cette époque, le siège de la Dépêche était au 101 rue Alsace-Lorraine, cette belle façade Art déco (architecte Léon Jaussely, 1925) abritant aujourd’hui le magasin "Nature et découverte".

 

 FR09 - 31 TOULOUSE 17

   Des inscriptions que l'on voit difficilement à l'oeil nu y sont gravées.   dépêche ancien siège detail

Aujourd’hui, le journal est tiré à 200 000 exemplaires pour 17 éditions (18 avec le site internet) papier.Il y a au moins 1 édition par département. Le journal se compose de deux cahiers, le national et le local. Le journal national est identique pour toutes les éditions. 200 journalistes travaillent l’information dont 60 sur Toulouse.

En 2003 afin d’augmenter le tirage, deux nouvelles rotatives ont été installées pour 20 millions d’euros.

 

L’impression débute vers 23 heures et se termine vers 3 heures. Sont d’abord imprimées les éditions les plus éloignées pour qu’elles soient acheminées en premier.

 

23 journaux sont imprimés à la seconde en format « berlinois », environ 80 000 à l’heure. Quotidiennement sont nécessaires 50 tonnes de papier (à 600 euros HT la tonne) dont l’épaisseur est de 42 gr.

 

 

Phase 2

La salle de rédaction est aménagée à l’américaine (vaste plateau), elle est organisée par rubriques. Deux conférences de rédaction se tiennent par jour une vers 10h et une vers 17h30. Y sont présents le directeur de l’information, le rédacteur en chef de chaque rubrique, les reporters et la secrétaire de rédaction.

La conférence de rédaction du soir fait le point et gère les nouvelles informations. A 22 h 15 tout doit être prêt à imprimer.

Le travail est réparti à chaque journaliste pour l’information nationale et locale. Pour l’international les informations sont recueillies via l’AFP. Cela coûterait bien trop cher d’envoyer des journalistes à l’étranger.

En cas d’information importante, on peut encore modifier les impressions en cours.

Phase 3

PAO et infographie

Ce service s’occupe de la publicité dans tous les journaux du groupe. 40 personnes y travaillent.

La part de publicité dans le journal est de 47%. Si ce n’était pas le cas, le journal devrait être vendu le double de son prix actuel, 0.90centimes d’euro.

Le site internet est payé par la publicité. On y trouve 90% des informations de la version papier.

Phase 4

Photogravure

Les photographies sont transformées, vérifiées (notamment le tramage des photos en noir et blanc) et scannées.

Phase 5

Atelier CTP (Computer To Plate) – Gravure des plaques offset

2 lignes de machines impriment au laser les plaques offset (feuille d’aluminium avec un vernis chimique photosensible- coût unitaire 1 € 37 HT).

1500 plaques d’usage unique sont utilisées par jour et recyclées..

La plaque imprime un cylindre en caoutchouc à l’envers puis le cylindre imprime le papier. L’impression recto verso se fait en même temps.

Il y a 4 impressions, bleu, rouge, jaune et noir.

Les plaques sont positionnées dans deux étagères différentes. Les rotativistes viennent les chercher pour l’impression.

Phase 6

Salle des rotatives - 2 rotatives offset de 10 mètres de haut.

Chacune emploie 5 personnes : 1 bobinier, 1 conducteur et 3 rotativistes qui règlent la machine.

Les premiers journaux partent au recyclage. Quand le tirage est de qualité correcte, la cadence de la machine accélère.

Phase 7

Sous sol : stockage du papier et alimentation des rotatives.

Les bobines sont enveloppées dans une enveloppe cartonnée qui est ôtée seulement 4 heures avant l’utilisation afin d’éviter l’humidité sur le papier. Ce sont deux robots qui acheminent les bobines papier vers les rotatives. Une bobine se vide en ½ heure. Un système de collage (pose d’un collant double face) permet que chaque bobine se succède sans interrompre l’impression.

50 tonnes de papier sont utilisées par jour. 1 tonne coûte 600 euros HT (coût un peu plus élevé car le papier est recyclé).

Phase 8

Salle des expéditions

Les journaux arrivent directement des rotatives par deux lignes de crémaillères où ils finissent de sécher.

Ils sont ensuite « colisés » et équipés d’ un code barre qui permet de les diriger vers les tapis du quai des expéditions.

Pour les abonnés, l’expédition se fait par La Poste.

Phase 9

Quai des expéditions

Via les tapis de la salle d’expédition, les journaux arrivent près des 36 véhicules qui livrent les 60 dépositaires qui redistribuent à 3 800 points de vente. Ce sont ainsi 17 000 kilomètres qui sont parcourus par nuit.

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Published by dilettante - dans Visite industrielle
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