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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 07:27

Evidemment à Toulouse nous n'échappons pas à l'influgence d'Airbus !

 

Et quand en plus il y a du spectacle, ça ameute les foules....

J'étais dans le village de Lévignac ce 22 août, parmi plusieurs centaines de personnes, pour admirer ce magnifique monstre que l'on voit voler et j'y retournerai ! En effet, on imagine la taille vu d'en bas mais quand les éléments nous frôlent, on se rend alors vraiment compte.

 

FR11 - 31 A380 15

 

Avec le A380, tout est gigantesque !

Malgré son beau tour de taille, le Beluga ne peut avaler les pièces assemblées du A380. Il a donc fallu être imaginatif pour les transporter sur le site d’assemblage de Toulouse.

Ainsi naquis l’IGG (Itinéraire Grand Gabarit).

C’est d’abord le bateau "ville de Bordeaux" conçu spécialement pour recevoir les morceaux de l’A380 qui va faire la récolte des morceaux dans les lieux de production en Europe. A son retour, le bateau reste à Bordeaux, empêché par le Pont de Pierre, et les éléments sont acheminés par des barges (il faut attendre alors le bon moment de la marée pour passer sous le pont sans s’ensabler !) jusqu’à Langon où se substitue le transport terrestre.

La mission de transport fut confiée à la société Capelle qui fit réaliser sur mesure des camions pour ce transport bien particulier.  

 

FR11 - 31 A380 02

On prépare le village à recevoir la "bête", on enlève

des plots, des panneaux, on met des barrières...

 FR11 - 31 A380 03Le convoi s'approche, les "le voilà" fusent de partout,

les flashs crépitent, les gens s'agitent, courent...

 

Et voici le CPV ! Convoi à Petite Vitesse ! Il lui faut 3 jours pour rejoindre Blagnac au départ de Langon à la moyenne de 17 km/h. De 8 il y a quelques années, le nombre de convois aujourd'hui est passé à 20 par an. Un spectacle à ne surtout pas manquer, par beau temps de préférence (histoire de profiter de la terrasse du café du village !).

 

Ce convoi du 22 août 2011 était ainsi composé :

 

- aile gauche

- aile droite

- empennage horizontal

- fuselage central  (qui atteint 13 mètres de haut)

- fuselage arrière.  

 

FR11 - 31 A380 10

 FR11 - 31 A380 07

Avec les photos suivantes, j'ai voulu mettre l'accent sur le côté "proximité" du passage près d'éléments à certains endroits !FR11 - 31 A380 12

 

 

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FR11 - 31 A380 01

 

Le convoi quitte le village refermé par la Gendarmerie.

La foule se disperse et moi je reste plongée dans la magie de ce très beau moment partagé.

 

La prochaine fois, je me rendrai sur le site de repos de l'Ile Jourdain pour voir les éléments de jour. J'envisage aussi de suivre le départ de Bordeaux. Après tout un tel spectacle cela s'admire non ?

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 14:33

Aujourd'hui pour changer des musées, j'ai fait une visite industrielle... celle du plus grand journal de

Midi Pyrénées, La Dépêche du midi.  

Mais commençons avec un peu d'humour ...

J'aime bien les gros titres de première page de ce jour... C'est en pliant le journal qui nous a été offert à la fin de la visite que le sourire m'est venu...

Comme quoi tout est question d'interprétation, je vous laisse donc interpréter !

 

la dépêche

   

Allez soyons sérieuse !

 

Accompagnés d'une jolie guide, qui ne s'appelle pas Nathalie mais Marjorie de la société Taxiway, les privilégiés que nous sommes pénétrons dans l'antre de l'information. 

Les photos n'étant pas autorisées, je ne pourrai pas illustrer mon article mais je vous offre gracieusement (petits veinards !) les notes que j'ai prises lors de cette visite (environ 1 h 30).

 

Phase 1

Nous commençons par le hall d’accueil comprenant quelques pièces ancestrales (presque !) qui nous sont expliquées. Notre guide nous raconte tout sur la Dépêche, de sa création en 1870 à nos jours (le groupe La Dépêche regroupant environ 1000 personnes sur 8 filiales dans le secteur de la communication dont une agence de publicité et une de voyage), 80 % de ces employés le sont par la presse.

L’ancien matériel a été utilisé jusqu’en 1979. Il y avait alors 40 rotatives. L’édition avait moins de pages et utilisait moins la couleur.

 

A cette époque, le siège de la Dépêche était au 101 rue Alsace-Lorraine, cette belle façade Art déco (architecte Léon Jaussely, 1925) abritant aujourd’hui le magasin "Nature et découverte".

 

 FR09 - 31 TOULOUSE 17

   Des inscriptions que l'on voit difficilement à l'oeil nu y sont gravées.   dépêche ancien siège detail

Aujourd’hui, le journal est tiré à 200 000 exemplaires pour 17 éditions (18 avec le site internet) papier.Il y a au moins 1 édition par département. Le journal se compose de deux cahiers, le national et le local. Le journal national est identique pour toutes les éditions. 200 journalistes travaillent l’information dont 60 sur Toulouse.

En 2003 afin d’augmenter le tirage, deux nouvelles rotatives ont été installées pour 20 millions d’euros.

 

L’impression débute vers 23 heures et se termine vers 3 heures. Sont d’abord imprimées les éditions les plus éloignées pour qu’elles soient acheminées en premier.

 

23 journaux sont imprimés à la seconde en format « berlinois », environ 80 000 à l’heure. Quotidiennement sont nécessaires 50 tonnes de papier (à 600 euros HT la tonne) dont l’épaisseur est de 42 gr.

 

 

Phase 2

La salle de rédaction est aménagée à l’américaine (vaste plateau), elle est organisée par rubriques. Deux conférences de rédaction se tiennent par jour une vers 10h et une vers 17h30. Y sont présents le directeur de l’information, le rédacteur en chef de chaque rubrique, les reporters et la secrétaire de rédaction.

La conférence de rédaction du soir fait le point et gère les nouvelles informations. A 22 h 15 tout doit être prêt à imprimer.

Le travail est réparti à chaque journaliste pour l’information nationale et locale. Pour l’international les informations sont recueillies via l’AFP. Cela coûterait bien trop cher d’envoyer des journalistes à l’étranger.

En cas d’information importante, on peut encore modifier les impressions en cours.

Phase 3

PAO et infographie

Ce service s’occupe de la publicité dans tous les journaux du groupe. 40 personnes y travaillent.

La part de publicité dans le journal est de 47%. Si ce n’était pas le cas, le journal devrait être vendu le double de son prix actuel, 0.90centimes d’euro.

Le site internet est payé par la publicité. On y trouve 90% des informations de la version papier.

Phase 4

Photogravure

Les photographies sont transformées, vérifiées (notamment le tramage des photos en noir et blanc) et scannées.

Phase 5

Atelier CTP (Computer To Plate) – Gravure des plaques offset

2 lignes de machines impriment au laser les plaques offset (feuille d’aluminium avec un vernis chimique photosensible- coût unitaire 1 € 37 HT).

1500 plaques d’usage unique sont utilisées par jour et recyclées..

La plaque imprime un cylindre en caoutchouc à l’envers puis le cylindre imprime le papier. L’impression recto verso se fait en même temps.

Il y a 4 impressions, bleu, rouge, jaune et noir.

Les plaques sont positionnées dans deux étagères différentes. Les rotativistes viennent les chercher pour l’impression.

Phase 6

Salle des rotatives - 2 rotatives offset de 10 mètres de haut.

Chacune emploie 5 personnes : 1 bobinier, 1 conducteur et 3 rotativistes qui règlent la machine.

Les premiers journaux partent au recyclage. Quand le tirage est de qualité correcte, la cadence de la machine accélère.

Phase 7

Sous sol : stockage du papier et alimentation des rotatives.

Les bobines sont enveloppées dans une enveloppe cartonnée qui est ôtée seulement 4 heures avant l’utilisation afin d’éviter l’humidité sur le papier. Ce sont deux robots qui acheminent les bobines papier vers les rotatives. Une bobine se vide en ½ heure. Un système de collage (pose d’un collant double face) permet que chaque bobine se succède sans interrompre l’impression.

50 tonnes de papier sont utilisées par jour. 1 tonne coûte 600 euros HT (coût un peu plus élevé car le papier est recyclé).

Phase 8

Salle des expéditions

Les journaux arrivent directement des rotatives par deux lignes de crémaillères où ils finissent de sécher.

Ils sont ensuite « colisés » et équipés d’ un code barre qui permet de les diriger vers les tapis du quai des expéditions.

Pour les abonnés, l’expédition se fait par La Poste.

Phase 9

Quai des expéditions

Via les tapis de la salle d’expédition, les journaux arrivent près des 36 véhicules qui livrent les 60 dépositaires qui redistribuent à 3 800 points de vente. Ce sont ainsi 17 000 kilomètres qui sont parcourus par nuit.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:00

Jeudi 4 novembre, je me suis orientée vers le tourisme qualifié de "industriel" avec un groupe constitué.

L'usine de dépollution des eaux usées de Ginestous-Garonne, située à quelques pas de Blagnac, est visitable (en groupe).

Notre guide Marjorie de la société Taxiway dirige la visite du jour avec dextérité et compétence.

 

 

ginestoux1

 P1170891

 

Il existe deux types de collecteurs :

-       le collecteur pour les eaux pluviales : un siphon piège les déchets (cent tonnes de plastic sont piégées, essentiellement des bouteilles) et l’eau est rejetée dans la Garonne ;

-       le collecteur des eaux usées qui sont acheminées à l’usine de Ginestous pour y être traitées.

 

L’usine de Ginestous-Garonne traite les eaux usées de la ville de Toulouse et des communes périphériques raccordées sur les réseaux de Toulouse (950 kilomètres de canalisations) : Balma, Colomiers (en partie), L’Union, Quint-Fonsegrives, Ramonville, Saint-Orens, Tournefeuille (en partie) en deux postes de relèvement nord et sud.

En raison d'une très grande automatisation, 75 personnes y sont employées.

 

P1170871

 

Plusieurs salles de contrôle sont réparties dans l'usine.

 

La "destination" de cette usine n'empêche par un bel environnement et une belle architecture, la preuve :

 

 

P1170882

 P1170875

 

Elle est composée de 4 unités G1 (G pour Ginestous tout simplement), G2, G3 et G4.

 

Schema usine

 

A l'époque, en 1954, cette usine était la seconde unité de traitement des eaux usées après Paris.

L'unité G1 est dimensionnée pour traiter + ou - 400 000 équivalent-habitant

L'unité G2 pour 100 000 équivalent-habitant

L'unité G3 pour + ou - 200 000 équivalent-habitant

Quant à la nouvelle unité G4 opérationnelle en 2004, elle traite les eaux des autres unités pour retirer l'azote, l'eau étant alors rejettée dans la Garonne. Sa capacité de traitement est de 800 000 équivalent-habitant.

 

Il faut au total 8 heures de dépollution pour que l'eau soit rendue claire (dépolluée à 75%) et remise dans son milieu naturel (la Garonne).

 

 

Les étapes du traitement des eaux usées

 

P1170867

 

 

A l'étape du désableur-déshuileur, la nature des déchets récupérés est de 60 tonnes de graisses et 90 tonnes de sable par mois.

Les graisses sont incinérées à Ginestous, le sable est éliminé à l'usine des ordures ménagères du Mirail ou utilisé en remblais.

 

P1170881

 

 

Les étapes du traitement des boues

 

P1170868

 

Les boues sont épaissies dans la « calle à boues »

Elles sont valorisées à 60% :

- 30 % en granulés

- 30 % en compostage (obtenu en deux étapes, l’une de 6 semaines et une autre de 8 semaines)

les 40 % restant sont incinérés.

  

Le volume de boues déshydratées par séchage thermique est d'une tonne par heure dans le tambour ci-dessous dont la température oscille entre 300 et 500°. Il en sort des granulés pour l'épandage agricole.

 

P1170887

 

   

Il n’y a que 6000 hectares épandables sur la Haute-Garonne et les boues ne doivent pas quitter le département, d’où la fameuse formule « chacun sa merde » !

 

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